Chant d’Ovaires sur l’Oise

Quand le prêtre printemps,

Maris le vent aux blés des champs,

Jamais vert n’a été si bleu,

Jamais terre n’a été si rouge.

 

Quand la reine d’été,

Paille de rayons la végétation,

Couche le lit du soleil,

Jamais vert n’a été si jaune,

Jamais jaune n’a été si orange.

 

Quand le frère d’automne,

En rafales noue couleurs et nuages,

Rouille les sols humides et poreux

Jamais ciel n’a été si dansant

Jamais marron n’a été si gris.

 

Quand la sœur d’hiver,

Etoile les paysages,

Cercueille et blisarde,

Jamais blanc n’a été si mauve,

Jamais sang n’a été si bleu…