Et tu attends… à temps.

Contorsionnes l’horizon dans le carreau bullé
Plis l’espace de ta longue vue
Où s’accrochent les rameaux des bateaux d’or perdus.
Évanouis l’adulte en vogue d’ennui
Revis la feuille qui virevolte au vent
Violones l’émotion tournoyante et brimée
Broies les poussières des bribes saturées
Sers et presses, relâches et cesses
Salues le soleil qui se meurt noyé
Noues l’horrible à la pourpre glacée
Guerroies dans la peur de l’évanouissement
Embrasses les nuages où dansent les Âmes
Amènes le tranquille et soulèves les paupières
Plantes un figuier dans l’aimant des saisons
Couches sous l’arbre onirique et d’acier
Assieds dans ton cœur l’ordinaire apaisé
Rattrapes l’odeur du paradis ébranlé
Écorches la douceur du silence par la peau
Tailles la lande des haines d’orient
Bouscules le souffle qui attise l’abdomen
Ramènes le sens dans ton espace d’amen
Ancres l’amour qui n’a pas d’amarre
Démarres le jour où se fond la nuit
Toujours, toujours, attends…
Le moment d’infini
Où le son vibre la fréquence d’éther
Où seule la Joie sature l’atmosphère
Où tu n’as plus les pieds sur terre
Tant tu vois au-delà de l’amer